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De Ksour Essaf à Chebba, s'étendent les plus belles plages de Tunisie. Au cur de cet axe, les plages de sable fin et une mer cristalline font de Mahdia l'un des hauts lieux touristiques de la Tunisie bien que, fort heureusement, cette bourgade ait réussi à préserver son authenticité.
La Skifa el Kahla
Le visiteur de Mahdia choisira le fameux porche sombre construit par Ubayd Allah, la Skifa el-Kahla, pour pénétrer dans la ville ancienne (Médina) et se perdre dans les magnifiques ruelles pavées. Seul vestige de la muraille de 10,8 mètres dans laquelle le Mahdi détesté avait enfermé sa capitale, cette imposante fortification dressée au-dessus du faubourg de Bab Zouila constitue un bel exemple de l'architecture militaire du Xème siècle.
Le vendredi, jour de marché hebdomadaire, la Skifa El Kahla se transforme en véritable caverne d'Ali Baba avec son souk de l'or et de tissus. Les couleurs éclatantes des costumes traditionnels féminins en soie brodés de fil d'or sont là pour prouver qu'il s'agit sans conteste des plus riches toilettes de Tunisie.
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Musée Régional de Mahdia
A ce sujet, non loin de là, le Musée Régional de Mahdia (qui a remplacé l'ancien Musée du Tissage traditionnel de la soie dont on retrouve certains des objets qui rappelaient une ancienne tradition de la filature et du tissage de la soie dont Mahdia s'est faite spécialiste) propose des objets de l'ère romaine, punique et fatimide.
La Grande Mosquée
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Quelques pas supplémentaires emmèneront le visiteur en face de la Grande Mosquée, reproduction fidèle (au niveau des volumes sur la base des plans du Xème siècle) du sanctuaire érigé par l'ancien calife fatimide au Xème siècle et dont le majestueux portail rappelle le temps où ce dernier était réservé au souverain, sa cour et sa garde Kotama tandis que les fidèles entraient par les portes latérales. La salle des prières est, quant à elle, inspirée de la Grande Mosquée de Kairouan.
C'est dans sa cour intérieure que les Zirides massacrèrent leurs coreligionnaires chiites en 1016, ce qui leur fit encourir la colère du calife fatimide et fut à l'origine de l'invasion hilalienne. Cette même cour fut transformée en cimetière espagnol par Charles-Quint qui se servit de la mosquée comme église de fortune et la fit sauter lorsqu'il quitta les lieux en 1554.
La grande mosquée, construite sur un espace gagné sur la mer, avait 2 parois communes avec les remparts. Déjà minée par le ressac au XIème siècle, la mosquée est en partie reconstruite sous les Zirides.
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Il en est ainsi du mihrab à niches cannelées, du portique nord de la cour (arcs brisés sur piliers), de la salle de prière agrandie aux dépens de la cour, de la coupole, une allée voûtée qui traversait la cour depuis le porche jusqu'à et de la salle de prière. Rafistolée périodiquement, elle finit par s'écrouler dans les années 50 pour être reconstruite dans les années 60.
Borj El Othmani
Pour finir, le visiteur se reposera au pied du Borj El Kebir ou Borj El Othmani, face au phare et à la mer, non sans avoir visité ce monument, véritable forteresse construite à la pointe du cap Afrique (appelé également Borj Erras). Dominant le cimetière marin qui s'étend jusqu'à l'extrémité du cap d'Afrique, cette imposante forteresse a été érigée par les Turcs à la fin du XVIème siècle. Les puissants bastions situés aux angles furent, quant à eux, construits au cours du XVIIIème siècle.
L'entrée stratégique en zig-zag de cette ancienne prison française contient de vieilles photographies et des chapiteaux. Une arbalète et une caricature de tigre sont sculptés dans sa façade.
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Au-dessus de la porte intérieure se trouve une inscription qui annonce que "Ce fort béni a été achevé avec l'aide de Dieu - que son nom soit loué - grâce aux efforts de son serviteur Abou Abdallah Mohammed Pacha - que Dieu lui accorde le triomphe - le 6.9.1595".
C'est dans sa cour que se déroulent les "Nuits de Mahdia" (son et lumière) chaque juillet et août.
Le cimetière marin
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De son poste, il contemplera le fameux cimetière de Mahdia et ressentira l'incroyable sérénité et le charme émouvant qui s'en dégagent.
« Le cimetière magique de Mahdia étend d'une rive à l'autre du promontoire sa blancheur immaculée. Avec le jaune vif de son champs de marguerites au printemps, les profondes silhouettes des remparts qui l'entourent (
), ce cimetière marin procure, comme nulle part ailleurs, un apaisement, une détente spirituelle. » (M. Fantar)
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La maison de l'artisan
Une construction authentique regroupant des artisans de la région pour des démonstrations de leur art. Les objets sont exposés pour le plaisir du regard et la vente.
Promenade dans la ville
Le visiteur verra également les bateaux de pêche (barques, chalutiers, lamparos et nacelles) rentrer au port dans un tintamarre pittoresque.
Pour se remettre de ses émotions, rien de tel qu'un arrêt au café de la Grotte. Les vagues viennent frapper les tables éparpillées dans ses étages perchés contre la paroi rocheuse de la route qui descend vers le port.
Deux maisons de style arabe ancien sont ouvertes aux visiteurs : Dar Zmen, qui expose et vend des antiquité et Dar Sghir.
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En fin d'après-midi, il est également agréable de grimper dans le petit train touristique qui circule entre les hôtels et la ville.
La nuit, les retardataires verront se promener dans la ville des grappes de femmes se rendant aux nombreux mariages qui rythment l'été. Majestueusement habillées et maquillées, elles portent les superbes tuniques de Mahdia. Autour du cou et des poignets, les lourds colliers et bracelets en or symbolisent leur statut social.
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